Image de soi, Regard des autres

 

Karim, Faouzi, Antony, Walid, Tchicho sont une bande de copains. Ils ont la vingtaine et vivent chez leurs parents dans une cité de Montreuil (93). Ils traînent dans le quartier, certains travaillent, d’autres moins; mais tous sont attirés par l’image, la représentation de soi.

 

En septembre 2002, ils répondent à une annonce proposée par Jean-Claude Martin, coordinateur au Service Jeunesse de la Ville de Montreuil, dans le cadre d’un projet d’intégration par la culture : ‘Image de soi, regard des autres’. C’est le début de leur aventure théâtrale et cinématographique.

 

Le groupe, baptisé "Les Intermitos", suit un cours de théâtre avec Marina Tomé, comédienne. En parallèle, ils écrivent un film avec le scénariste Michel Marx à partir du matériau de leur vie dans la cité Jean Moulin. Ils vont à la rencontre d’autres cultures lors d’un stage à Berlin, organisé par l’OFAJ autour de la création artistique dont le thème est « La fabrication des idoles ».

Au cours de l’été 2003, ils jouent dans un long-métrage mettant en scène leurs vies au cœur de la cité Jean Moulin, puis partent en Algérie tourner une séquence de ce film ainsi qu’un reportage ayant pour thème « L’année de l’Algérie en France, vue d’Algérie ».

Ces événements questionnent leur image, leur identité, leur intégration, leur confrontation aux autres.

 

En Mai 2004, le cinéma système D débarque dans l’univers des stars et de l’industrie cinématographique au festival de Cannes.

Comment la bande de Jean Moulin relève-t-elle ce défi et quelles conclusions en tire-t-elle?

Quel regard le monde du Cinéma pose-t-il sur ces jeunes adultes de cité du 9-3?